Présentation

Ce blog présente mon voyage à vélo d'avril 2010 à avril 2011. Au départ projet de tour du monde sur 2 ans, par l'Asie et les 2 Amériques, il s'est finalement arrêté en Asie. C'est un voyage en solitaire, sur un vélo couché (Pioneer), que j'ai tenté de faire vivre a travers ce blog.
Bonne lecture.

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Asie

 

 

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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 10:34

Synthèse en bas. 

DATE VIETNAM Moyenne Ville Nuit




15/01/2011 J 264 89 km 6 h 9 14,47
Camping sauvage
16/01/2011 J 265 88 km 6 h 22 13,82
Camping sauvage
17/01/2011 J 266 106 km 6 h 45 15,7
Camping sauvage
18/01/2011 J 267 82 km 5 h 10 15,87 Hanoï Dortoir
19/01/2011 J 268 0 km 0 h 0
Hanoï Warmshower – Couchsurfing
20/01/2011 J 269 0 km 0 h 0
Halong bay Transport
21/01/2011 J 270 0 km 0 h 0
Cat Ba Hôtel
22/01/2011 J 271 0 km 0 h 0
Hanoï Dortoir
23/01/2011 J 272 0 km 0 h 0
Hanoï Dortoir
24/01/2011 J 273 0 km 0 h 0
Hanoï Dortoir
25/01/2011 J 274 0 km 0 h 0
Hanoï Dortoir
26/01/2011 J 275 83 km 5 h 15 15,81
Camping sauvage
27/01/2011 J 276 70 km 4 h 0 17,5 Ninh Bin Hôtel
28/01/2011 J 277 55 km 3 h 50 14,35
Hôtel
29/01/2011 J 278 54 km 3 h 44 14,46
Camping sauvage
30/01/2011 J 279 107 km 6 h 37 16,17
Camping sauvage
31/01/2011 J 280 100 km 6 h 10 16,22
Camping sauvage
01/02/2011 J 281 101 km 6 h 58 14,5
Camping sauvage
02/02/2011 J 282 97 km 6 h 17 15,44
Camping sauvage
03/02/2011 J 283 94 km 6 h 13 15,12
Camping sauvage
04/02/2011 J 284 118 km 7 h 22 16,02
Camping sauvage
05/02/2011 J 285 106 km 6 h 8 17,28 Hue Dortoir
06/02/2011 J 286 0 km 0 h 0
Hue Dortoir
07/02/2011 J 287 0 km 0 h 0
Hue Dortoir
08/02/2011 J 288 0 km 0 h 0
Hue Dortoir
09/02/2011 J 289 0 km 0 h 0
Hue Dortoir
10/02/2011 J 290 0 km 0 h 0
Hue Dortoir
11/02/2011 J 291 0 km 0 h 0
Hue Dortoir
12/02/2011 J 292 125 km 8 h 5 15,46
Camping sauvage
13/02/2011 J 293 27 km 1 h 36 16,88 Hoi Han Dortoir
14/02/2011 J 294 108 km 6 h 4 17,8
Camping sauvage
15/02/2011 J 295 113 km 7 h 40 14,74
Camping sauvage
16/02/2011 J 296 59 km 6 h 23 9,24
Camping sauvage
17/02/2011 J 297 80 km 6 h 0 13,33
Camping sauvage
18/02/2011 J 298 101 km 6 h 33 15,42
Camping sauvage
19/02/2011 J 299 129 km 7 h 0 18,43
Camping sauvage
20/02/2011 J 300 57 km 4 h 57 11,52
Camping sauvage
21/02/2011 J 301 86 km 6 h 36 13,03
Camping sauvage
22/02/2011 J 302 118 km 7 h 0 16,86
Camping sauvage
23/02/2011 J 303 121 km 7 h 19 16,54
Camping sauvage
TOTAUX VIETNAM
40 jours 2474 km 162,22 h 27 jours roulés
Moyennes : 91,63 km/jours

6,01 heures/jours
15,25 km/h










CUMUL : 15892 km
303 jours

77,15 km/jours
14,8 km/h
206 jours roulés

5,21 heures/jours
1074,1 h






 

DATE CAMB/LAOS/THAI Moyenne
Ville
Nuit




24/02/2011 J 304 120 km 7 h 24 16,22
Camping sauvage
25/02/2011 J 305 59 km 3 h 23 17,44 Phnon Penh Dortoir
26/02/2011 J 306 0 km 0 h 0
Phnon Penh Dortoir
27/02/2011 J 307 0 km 0 h 0
Phnon Penh Dortoir
28/02/2011 J 308 0 km 0 h 0
Koh Rong Dortoir
01/03/2011 J 309 0 km 0 h 0
Koh Rong Dortoir
02/03/2011 J 310 0 km 0 h 0
Koh Rong Dortoir
03/03/2011 J 311 0 km 0 h 0
Phnon Penh Dortoir
04/03/2011 J 312 0 km 0 h 0
Phnon Penh Dortoir
05/03/2011 J 313 116 km 7 h 0 16,57
Camping sauvage
06/03/2011 J 314 122 km 7 h 37 16,02
Camping sauvage
07/03/2011 J 315 67 km 4 h 3 16,54 Battambang Hôtel
08/03/2011 J 316 17 km 1 h 0 17 Siem Reap Hôtel
09/03/2011 J 317 0 km 0 h 0
Siem Reap Hôtel
10/03/2011 J 318 26 km 1 h 30 17,33 Angkor Camping sauvage
11/03/2011 J 319 22 km 1 h 40 13,2 Angkor Camping sauvage
12/03/2011 J 320 64 km 4 h 5 15,67 Angkor Camping sauvage
13/03/2011 J 321 10 km 0 h 40 15 Siem Reap Hôtel
14/03/2011 J 322 62 km 4 h 15 14,59
Camping sauvage
15/03/2011 J 323 75 km 6 h 11 12,13
Camping sauvage
16/03/2011 J 324 29 km 3 h 5 9,41
Camping sauvage
17/03/2011 J 325 65 km 4 h 31 14,39
Camping sauvage
18/03/2011 J 326 78 km 4 h 33 17,14
Camping sauvage
19/03/2011 J 327 90 km 4 h 59 18,06 Kompong Cham Hôtel
20/03/2011 J 328 0 km 0 h 0
Kompong Cham Hôtel
21/03/2011 J 329 143 km 7 h 28 19,15 Kratie Hôtel
22/03/2011 J 330 87 km 6 h 1 14,46
Camping sauvage
23/03/2011 J 331 60 km 3 h 56 15,25 Stung Trung Hôtel
24/03/2011 J 332 104 km 6 h 40 15,6
Camping sauvage
25/03/2011 J 333 126 km 8 h 28 14,88 Pakse Hôtel
26/03/2011 J 334 0 km 0 h 0
Pakse Hôtel
27/03/2011 J 335 0 km 0 h 0
Pakse Hôtel
28/03/2011 J 336 87 km 5 h 20 16,31
Camping sauvage
29/03/2011 J 337 76 km 4 h 27 17,08 Bangkok Hôtel
30/03/2011 J 338 0 km 0 h 0
Bangkok Hôtel
31/03/2011 J 339 0 km 0 h 0
Bangkok Hôtel
01/04/2011 J 340 45 km 3 h 1 14,92
Transport
TOTAUX CAMB/LAO/THAI
37 jours 1750 km 111,28 h 24 jours roulés
Moyennes : 72,92 km/jours

4,64 heures/jours
15,73 km/h










CUMUL : 17642 km
340 jours

76,7 km/jours
14,88 km/h
230 jours roulés

5,15 heures/jours
1185,38 h






 

DATE FRANCE 2 Moyenne
Ville
Nuit




02/04/2011 J 341 0 km 0 h 0
Paris Famille – Amis
03/04/2011 J 342 0 km 0 h 0
Paris Famille – Amis
04/04/2011 J 343 0 km 0 h 0
Paris Famille – Amis
05/04/2011 J 344 0 km 0 h 0
Paris Famille – Amis
06/04/2011 J 345 102 km 6 h 10 16,54
Camping sauvage
07/04/2011 J 346 110 km 6 h 58 15,79
Camping sauvage
08/04/2011 J 347 105 km 6 h 50 15,37
Camping sauvage
09/04/2011 J 348 89 km 4 h 59 17,86 Guipry Famille – Amis
10/04/2011 J 349 0 km 0 h 0
Guipry Famille – Amis
11/04/2011 J 350 0 km 0 h 0
Guipry Famille – Amis
12/04/2011 J 351 103 km 5 h 51 17,61
Camping sauvage
13/04/2011 J 352 52 km 3 h 11 16,34 Nantes Famille – Amis
TOTAUX FRANCE 2
12 jours 561 km 33,98 h 6 jours roulés
Moyennes : 93,5 km/jours

5,66 heures/jours
16,51 km/h










CUMUL : 18203 km
352 jours

77,13 km/jours
14,93 km/h
236 jours roulés

5,17 heures/jours
1219,37 h






 

 

                             Transports hors vélo

 

Lieu Transport Estimation Km
Dardanelles Bateau 42
Turquie Bus 490
Caspienne Bateau 432
Kazakhstan Train 2000
Kirghizistan Camion 275
Chine Bus 2000
Chine Bus 370
Vietnam Bus et bateaux 300
Cambodge Bus et bateaux 510
Cambodge Bateau 70
Thailande Bus 622
France Voiture 30
Total hors avion
7141



Le ciel Avion 10486
Total
17627

 

 

Voilà donc les derniers chiffres de ce voyage.

 

Pour les totaux :

 

  • 18203 km à vélo
  • 17627 km avec d'autres moyens de transport
  • 352 jours, dont (seulement) 236 roulés 
  • 1219 heures sur le vélo. Ca, ça ne sert vraiment à rien de le savoir !

 

Et pour les moyennes :

 

Un peu plus de 5 heures de vélo par jours roulés, à une vitesse moyenne de 14,93 km/h, soit un peu plus de 77 km chaque jour.

 

 

La grande nouvelle, c'est que j'ai fait plus de kilomètres à vélo qu'avec tous les autres moyens de transport réunis, et ça c'est une belle victoire !

 

Sinon, ça reste dans ce qui était prévu. J'avais à peu près vu juste sur le nombre de kilomètres quotidiens (70 dans mes prévisions) mais par contre j'avais très largement sous-estimé le nombre de jours sans vélo. Les longues pauses dans les sympathiques auberges chinoises notamment...

 

En espérant que ces chiffres serviront à ceux qui préparent leur voyage.

 

A plus !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par remytdm - Publié dans : La route en chiffres
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 13:41

Bonjour a tous.

 

Je vous ai un peu abandonnés, je sais, mais voici finalement le dernier épisode de l’aventure.

 

Après avoir passé 3 jours à Bangkok, j’ai roulé 45 km pour atteindre l’aéroport (j’ai pas mal tourné en rond pour trouver mon chemin). Puis il a fallu démonter le vélo et l’emballer. Ca m’a pris 2 bonnes heures, surtout pour fabriquer un carton adapté. Est ensuite venu le moment fatidique de se présenter à l’enregistrement des bagages. L’hôtesse n’ayant jamais entendu parler d’un « forfait vélo » a 50 dollars, elle m’a renvoyé dans un coin en attendant le manager. Lequel m’a proposé 75 euros, puis pour se débarrasser de mes protestations, 65 euros… Bref, ils semblent avoir une totale liberté de manœuvre et faire ça un peu a la tète du client. En ce qui me concerne, je me suis empressé d’accepter car je n’avais pas, mais alors pas du tout envie de rester bloqué à l’aéroport avec un billet d’avion perdu et un gros carton intransportable.


Après les formalités d’usage, notamment un passage d’immigration difficile, qui a fait se pencher plus d’un responsable sur mon passeport, j’ai donc découvert un moyen de transport magique : l’avion. Bon, vu la quantité de pollution générée, c’est de la magie noire, mais de la magie quand même ! Je suis peut-être revenu au siècle dernier pour m’en émouvoir mais monter dans une boite en ferraille qui atteint presque 1000 km/h et 12 000m d’altitude, ca reste selon moi une expérience peu ordinaire, quel que soit le nombre de fois où l’on a pris l’avion.

Quelques heures et 10486 km plus tard (une broutille), je débarque à Paris où 3 copains et un ersatz de voiture prénommée « Saucisse » m’attendaient pour me faire retrouver la bonne bouffe française. Je n’ai échappé que par miracle à la crise de foie.

Après quelques jours a Paris, j’ai roulé 400 km pour m’arrêter un week-end chez mon frère. Et après un dernier bivouac le long du canal de Nantes à Brest, arriver enfin à la maison, et boucler ce tour du monde voyage.


J’ai profité des départementales de la campagne française et des chemins de halage pour redécouvrir mon pays avec des yeux un peu changés. Contrairement à ce que beaucoup de gens semblent penser, l’acclimatation s’est faite sans problème. Je retrouve vite les anciens réflexes, pour ne pas dire les habitudes. Il y a juste un petit quelque chose en plus dans ma façon d’appréhender le monde. Moins de certitudes, un peu plus de relativisme.


Le monde est vaste mais surtout, varié. Je n’en ai vu qu’un petit bout. Juste de quoi appréhender son infinie richesse. Evidemment ça donne envie d’aller voir sur les autres continents. Mais ca fait également relativiser les défauts de son propre pays. Enfin, c’est un lieu commun mais j’y vais quand même : voyager est enrichissant. J’espère vous avoir fait partager ce sentiment à travers ces pages et surtout, vous avoir donné envie d’aller voir par vous-même comment est le monde ailleurs.


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La plupart des affaires sont lavées et rangées. Le vélo a besoin d’un grand nettoyage mais il va probablement l’attendre un moment. Il manque également quelques messages sur le blog, comme les stats ou des retours matériels mais je ne vous promets rien. Il est temps pour moi de laisser le voyage derrière moi. Jusqu’au prochain…


Encore une fois merci du fond du cœur pour votre soutien. Ce voyage fut aussi le votre.

Par remytdm - Publié dans : France - 2
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 08:02

 

Je vous avais annoncé des changements plus ou moins grands. Ce sera plutôt « plus » que « moins ». A emporter s'il vous plait.

 

Depuis que j'ai laissé Éric et Lydie derrière moi, j'ai roulé machinalement. D'abord pour atteindre la frontière lao avant la fin de mon visa, puis pour aller jusqu'à Pakse. Et puis arrivé la, j'avais plusieurs options. Le plan c'était d'aller faire une boucle dans le plateau des Bolavens, endroit parait-il assez fantastique ou l'on peut découvrir un Laos rural et authentique sur des pistes serpentant entre de superbes cascades et des plantations de café. Après ca, remonter jusqu'à Vientiane, en longeant le Mékong coté thaïlandais plutôt que lao, car la route y est bien plus agréable.

 

Seulement voilà. Ce joli programme ne me fait tout simplement plus envie. En déambulant dans la petite ville de Pakse, de cyber en cyber, j'ai commencé a me demander ce que je faisais la. Je suis rester 3 jours dans cette ville, a sonder cet étrange sentiment. Et je n'ai pas trouvé la réponse.

 

J'ai perdu le feu sacré comme on pourrait dire. Plus envie d'aller voir ce qui se cache derrière la colline. Plus envie de voir les même cabanes sur pilotis avec les même enfants débraillés me regardant passer les yeux grands ouverts. Plus envie de gouter la énième variante locale de soupe aux nouilles. Plus envie de tout ce qui a fait mon quotidien ces derniers mois.

 

J'ai eu beau répéter a l'envie ces derniers mois que voyager a vélo, ce n'est pas si dur qu'on l'imagine, ca ne vaut que si les récompenses sont au rendez-vous. Faire des bornes et camper sans y prendre du plaisir, c'est pour le coup carrément masochiste.

 

Que faire alors ? J'ai devant moi tout un pays que je rêvais de visiter et qui ne me dit plus rien. Puis un immense empire chinois dans lequel j'ai déjà passé trois mois. Et enfin le Japon. LE pays qui a orienté l'itinéraire de la première partie de ce voyage. Mais parait-il que ce n'est pas la meilleure période... Et c'est encore bien loin de la ou je me trouve. Quand a changer radicalement mes plans et aller dans une autre direction, ca donne Thaïlande, Malaisie, Indonésie... Pas de quoi me faire rêver quelqu'un qui se sens déjà gavé de l'Asie du sud-est.

Reste la seconde partie du voyage. Les Amériques. Mais je ne suis pas sur que se lancer dans une autre année de voyage avec un vélo, un matériel et surtout un mental déjà usés soit une très bonne idée. Je médite depuis quelques temps déjà la méthode d'un voyageur a vélo qui a un paquet de milliers de km a son actif : Gilles, rencontré brièvement au Vietnam (son BLOG). A savoir, limiter les voyages a 1 an, puis rentrer se ressourcer a la maison, pour éviter la lassitude et le découragement. Après 11 mois de voyage, je mesure toute la sagesse du conseil.

 

Il n'est pas question de continuer sans envie, de se forcer sous prétexte que j'avais prévu plus long, plus grand. Rentrer donc ? Une fois que l'absence de perspective ici a été établie, rentrer est devenu une évidence. Partir n'a jamais été une fuite, donc la perspective de rentrer ne peut que me séduire.

 

Reste a savoir comment. Je suis parti avec le projet de faire le tour du monde sans avion. Jusqu'ici... ca va. Mais la, les possibilités pour rentrer sont limitées. Aller chercher le transsibérien a Pékin. Pas trop le courage d'aller jusque la-bas en bataillant a chaque étape pour rentrer le vélo dans les bus. Un cargo ? Il faudrait aller le chercher a Shanghai ou Singapour. Pas la porte a coté non plus. Et surtout une sacrée facture : un mois a 100 euros la journée en mer...

 

Bon... Il a bien fallut se résoudre a mettre de l'eau dans son vin. Ce sera donc par avion. Le hub principal d'Asie du sud-est, Bangkok, n'est d'ailleurs pas loin.

 

Je suis donc reparti de Pakse pour franchir le jour même la frontière thaïlandaise. De la j'ai roulé une bonne demie-journée pour aller jusqu'à Ubon Ratchathani, ou j'ai réussi a attraper un bus pour Bangkok, la perspective de rouler les 800km d'autoroute me paraissant un peu inutile. Et quitte a devenir un tricheur, autant en profiter !

 

Chose amusante, les meilleurs moments depuis que j'ai quitté Éric et Lydie, ont justement été attraper ce bus en 25 min chrono (ca m'a rappelé l'adrénaline du boulot) et traverser Bangkok a 23H sans rétro et sans lumière, avec le LP pour seule carte ! (bon j'en fais des tonnes mais en fait, c'était vraiment pas compliqué...)

Depuis, il a suffit de tomber sur la bonne agence de voyage pour réserver un vol vers Paris avec EgyptAir. Ils disent prendre le vélo pour 50 dollars de plus. Pas si cher pour la tranquillité d'esprit que ca représente. Enfin, tant que ce n'est pas fait, on est sur de rien...

 

Je serait donc a Paris ce w-e, si personne ne met le feu a l'aéroport du Caire en attendant.

 

La décision de rentrer n'a pas été facile mais plus ca va, plus j'assume. Et maintenant, c'est surtout l'impatience qui m'habite (je pense déjà au massacre que je vais faire dans la première charcuterie et la première boulangerie qui va croiser ma route).

 

 

Voilà.

 

J'espère que vous ne serez pas trop déçu par cette défection. Pour ceux qui étaient devenus accro a ces nouvelles de voyage, je vous invite a reporter tous vos encouragements sur le blog de Lydie et Éric : www.untourenvelo.ch

 

Pour les autres. Il faudra attendre le remytdm2 !

 

Enfin, ce blog n'est pas encore mort. Vos commentaires sont les bienvenus. Et devant l'ampleur de la nouvelles, les insultes seront même exceptionnellement tolérées. ;-)

 

A bientôt. En chair et en os, pour les plus chanceux d'entre vous !

 

Par remytdm - Publié dans : Thailande
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 10:25

Salut a tous.


Je vous ai fait attendre, mais ca va valoir le coup, promis !


Voici donc le récit de la visite d’Angkor que j’ai effectuée pendant 3 jours avec Eric et Lydie. Certains vous diront que pour se taper 3 journées entières, il faut vraiment aimer les vieilles pierres mais je peux vous dire qu’étant donné la taille du site et la diversité de conservation des temples, ce serait gâcher que de faire moins.


Nous sommes donc partis de l’hôtel un matin, avec vélo et bagages. Car j’ai convaincu mes petits suisses de camper sur le site (ou du moins d’essayer, en fonction de se qu’on trouve). Il faut dire qu’Eric et Lydie on déjà eu une expérience plutôt négative avec les gardiens. Je fais un peu de forcing pour les convaincre qu’une tente plantée devant un temple, ca ferait pas mal dans l’album souvenir. Il n’en faut pas plus pour pousser la sage Lydie dans un hooliganisme soft. On verra le résultat plus tard.


En attendant, nous commençons l’exploration des temples d’Angkor, armés d’un bouquin expliquant l’histoire et l’intérêt de ces ruines et surtout, de notre patience face au tourisme de masse et a ses dommage collatéraux : la mendicité infantile et le décuplement des tarifs.


Commençons par les temples. Nous visiterons une douzaines de sites en trois jours. La plupart sont de vrais complexes avec plusieurs temples, 3 ou 4 enceintes, des esplanades, entrées, vestibules etc. Certains sont très aboutis (comme Angkor Vat) et surtout reconstruis pierres par pierres par les archéologues. D’autres sont par contre encore dans l’état ou on les a trouvés, et c’est encore le plus impressionnant. Déjà parce qu’ils contiennent bien moins de touristes, ce qui permet de déambuler librement et calmement, et donc d’apprécier la sérénité des lieux. Mais surtout parce qu’ils constituent un mélange de trois ingrédients principaux : l’aspect brut et monumental des grandes constructions en pierre ; la finesse des gravures sur les frontons et bas-reliefs ; et enfin le festin que la jungle fait de ces futilités humaines. Les photos seront suffisamment évocatrice je l’espère, car il est dur d’expliquer a quel point ces ruines appellent a la contemplation. Imaginez le Louvre sans portes ni vitres, livrés aux éléments et colonisé par plantes, arbres, insectes, oiseaux et autres habitants de la forêt, le tout dans un Paris qui aurait disparus. Ces temples d’Angkor ont jadis constitués ce qui se faisait de plus beau, de plus grand, de plus cher, de plus raffiné et de plus sacré dans toute cette partie du monde. Et ils n’entaient pas entourés de forets mais de villes, villages et champs. De ces quelques 700 000 habitants, il ne reste aujourd’hui de que ces pierres et les bassins d’irrigation. A chaque tour, chaque fronton sculpté, c’est la grandeur et la persévérance de l’homme qui sont magnifiées. A chaque arbre gigantesque délogeant les pierres de la seule force de ces racines, ce sont ses caractères éphémère et même futile, qui sont rappelés.

 

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Entre les temples « à plat », ceux en forme de pyramide, les bassins, portes, ponts et murs d’enceintes, le site offre une grande diversité de monuments à explorer. Grace a notre petit guide papier, nous en apprenons un peu plus sur les fonctions plus ou moins supposées de chacun, sur la vie de ces habitants, sur leurs religions (et le passage conflictuelle du brahmanisme au bouddhisme). Bien sûr, l’essentiel reste a jamais perdu car les archives de ces dynasties, si elles ont un jour existé, ont été depuis perdues par le temps ou le feu. L’une des principales sources des historiens est d’ailleurs constituée par les mémoires d’un ambassadeur chinois passé par la au 13e siècle. Que penser d’un empire qui ne laisse derrière lui que des pierres ?

 

RIMG5978

Le celebre Bayon et ses figures bienveillantes et enigmatiques


A des années lumières de ces réflexions, et pourtant a l’entrée de chaque temple qui les a vu naitre, se joue le drame du tourisme de masse. Des femmes et surtout des nuées d’enfants vous harcèlent pour que vous leur achetiez quelque-chose. La marchande qui veut vous vendre une boisson fraiche 4 fois le prix, mais qui, voyant que vous connaissez le tarif, vous cède finalement la bouteille d’eau a un prix (presque) correct, on commence à être habitué. Par contre, la mendicité déguisée des enfants qui demande de l’argent contre la moindre babiole en plastique, c’est relativement nouveau pour nous 3. Mais le plus dur à supporter, ce sont les touristes qui, pensant faire acte de générosité, distribuent les dollars par pitié, pour se donner bonne conscience, ou encore parce que ca fait partie des vacances. Dans 10 ans, quand cette petite fille de 5 ans sera trop grande pour émouvoir correctement les masses, elle aura manqué l’essentielle de sa scolarité. Elle aura appris des techniques de vente dignes de meilleurs commerciaux et a compter jusqu'à 10 en français, anglais, espagnole, italien, allemand, japonais, russe, chinois et thaï. Elle aura surtout appris que le touriste (pas uniquement occidental) est aussi malléable et productif que du bétail, pour peu que l’on sache y faire, car il n’a aucune conscience de la valeur des choses. Et que pensera-t-elle de son père en voyant qu’elle rapporte en une journée ce que lui met une semaine a gagner avec son travail ?


Avec nos allures de cyclistes poussiéreux, nous n’avons que peu subi le chantage affectif de ces enfants, mais voir le processus a l’œuvre a déjà été bien assez éprouvant et a alimenter pas mal de discussion sur ce qu’on pouvait faire ou ne pas faire pour modifier les choses. Vous pouvez avoir le sentiment d’Eric et Lydie en lisant leur propre récit, sur cette page.  


Apres le pire, le meilleur !


J’avais vendu à mes amis un bivouac avec vue sur une ruine. Le soir venu, je suis donc parti explorer un petit sentier, au nord-est d’Angkor Thom, pour tomber sur des petits coins tres tranquilles, parmi un groupe de ruines peu ou pas visitées. Ca nous a donc fait une première nuit assez sympa, avec le sentiment d’être des privilégiés, seuls devant cette petite pyramide alors que la foule avait regagné la ville.

 

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Le second soir, on s’est enfoncé un peu plus dans la jungle pour finalement arriver devant l’une des entrées non-utilisées d’un grand temple, le long de sa 4e enceinte (donc encore assez loin du temple). Le coin est mieux que rêvé. Trois grandes entrées percent le mur d’enceinte, orné un peu plus loin d’une grande sculpture (de Garuda, l’homme -vautour). Un bassin (d’anciennes douves ?) de chaque coté. Pour profiter un peu plus de l’endroit, je propose un feu. Lydie en profite pour proposer d’y cuire du pain. Et c’est partie pour une soirée qui sera à coup sur dans le top 5 du voyage.

 

IMGP0191Photo prise par le sieur Sivignon

 

Le troisième jour, les 64 km de vélo (notamment pour aller jusqu’au temple de Bateay Srei, situé plus au nord) nous épuisent. Une question se pose : partir vers l’est, refaire une nuit de camping magique ou aller se coucher bien gentiment dans un hôtel a Siem Reap, pour récupèrer une journée avant de reprendre la route ? Galvanisés par l’expérience des 2 autres nuits, on retente le coup mais finalement la nuit tombe avant qu’on ait trouvé un endroit correct. On finit par camper dans un champ, sans aucune trace de temple à l’horizon. Raté donc. Mais cette solution aura tout de même eu 2 avantages. Premièrement économiser une nuit d’hôtel, puisque nous irons bien a Siem Reap des le lendemain matin. Deuxièmement, achever de pervertir mes honnêtes amis en leur apprenant un jeu au petit déjeuner. Nom des travaux pratiques : « donner un faux nom aux policiers, c’est rigolo ». En effet, nous étions tranquillement en train de déguster nos tartines, les tentes déjà repliées, que deux policiers sont venus nous tendre un carnet en nous demandant un autographe. Apres 2 nuits à camper dans le flou juridique, ce serait la nuit en plein champs qui poserait problème ? Nous essayons de parlementer et de savoir ce qui nous vaut tant d’attention mais les policiers, en plus d’être extrêmement gentils, et presque gênés de nous déranger, ne parlent que 3 mots d’anglais : « name », « age » et « nationality ». Pas de passeport, pas de ticket (le pass 3 jours pour les temples, qui s’est terminé la veille a minuit), juste ces 3 informations. Pour régler tout cela sans froisser personne, et surtout pas notre dégout de l’abus de pouvoir, nous lui donnons des faux noms. Ils repartent tout sourire et … nous aussi ! La palme de l’originalité revient à Mlle J. Dubulle. Quant a Eric, il a encore des progrès à faire : il à donner sans s’en rendre compte le nom de quelqu’un qu’il connait… (tiens, maintenant tous tes amis vont se demander si tu n’as pas donné leur nom ! Ha !).


Bon revenons aux choses sérieuses. Car ce qui nous attend, c’est du sérieux !


Apres avoir regarni les sacoches de nourriture, nous repartons vers un autre temple, a l’extérieur de la zone d’Angkor : Beng Mealea. On décide d’y aller par les petites routes, qui se révèlent être des pistes plus ou moins sableuses. C’est galère, mais on plonge du même coup dans un Cambodge rural bien typique. Les enfants nous font la fête. Finalement, après un petit détour par une piste de terre nettement plus roulante, nous nous arrêtons à quelques kilomètres du temple.


Une vidéo de la route : ICI.


Le lendemain, la matinée est consacrée à Beng Mealea. Un mélange étonnant de ruines et de bâtiments encore debout. Un guide un peu farfelu et qui s’est imposé a moi m’entraine finalement sur les toits et dans des endroits que je n’aurais pas osé escalader moi-même. Ca me permet de prendre conscience du plan d’ensemble du temple. Une digue de 3km menaient a son entrée principale. Chaque enceinte, couloirs et bâtiments étaient entourés d’eau. L’endroit devait vraiment être particulier.

 

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Apres le repas, nous commençons à rouler sur la route 66. Le bitume s’est bien sûr arrêter au temple, mais la latérite est roulante. Elle cède la place à un sentier ramifié et plus ou moins ensablé, dont les bras font quelques détours dans les champs avant de rejoindre le courant principal. Mes 2 cartes indiquent la route 66 comme sentier carrossable, donc on persévère, poussant parfois le vélo sur quelques dizaine de mètre avant de pouvoir remonter dessus. On s’engouffre ainsi lentement dans une forêt plus ou moins défrichée, en croisant de très rares scooters et d’aussi rares contrebandiers de bois précieux. Le problème, c’est qu’on n’avance pas vite, et que la succession habituelle de maison a laissé place sans que l’on s’en rende vraiment compte à un quasi désert humain. A part quelques oiseaux, la faune est également peu visible. Tout juste ai-je la « joie » de voir un serpent vert, long et fin se faufiler entre mes roues et mes pieds (je marchais) pour traverser le chemin sans me prêter la moindre attention.

 

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Les heures tournent et, comme il arrive régulièrement dans ce cas la, la nuit finit par tomber. La lumière en moins, il devient plus difficile de choisir entre pédaler ou pousser. Nous optons donc pour la poussée, moins risquée. Sauf moi, qui fini par pédaler à nouveau car pousser un vélo coucher, c’est bien moins pratique. On voudrait bien s’arrêter, mais nous n’avons pas d’eau. Habitués à avoir plutôt trop de villages que pas assez ces dernières semaines, nous nous sommes fait avoir comme des bleus et n’avons pas fait le plein d’eau lorsque c’était encore possible. Et il y a également le problème des mines. Se poser en pleine foret sans une maison ou un champ qui vienne confirmer que le sol est (à peu près) sur, c’est courir un risque un peu stupide.

 

Quand vous pousser votre vélo dans le noir, sur un sentier sableux au milieu d’une forêt remplie de mines et que vous manquez d’eau, ben…, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que pousser. On ne se parle plus. On ne regarde que devant soit et on espère que le prochain puits est proche. A un moment, Eric s’exclame : « Tiens, le temple ». C’est vrai qu’on visait un temple sur cette route à l’ origine. Selon le Lonely Planet, « a calmer way to experience the grandeur of Angkorian temples. » Tu m’étonnes !

 

Un vague coup d’œil et nous poursuivons. La carte indique un village peu après. D’ailleurs, le boum-boum d’une sono annonce, pour une fois, une bonne nouvelle. Encore un moment à marcher dans les bruits de la nuit et nous arrivons enfin à une maison (si tant est que le terme s’applique à un bâtiment sans mur). Deux ou trois hommes se lèvent de leurs hamacs, nous offrent de l’eau douteuse mais semble-t-il bouillie. 50 cl dans le gosier d’abord, les questions ensuite ! Je demande une pompe ou un puits, on m’envoie derrière la maison ou s’étend… un immense lac. Le village est encore à 2km, et on nous propose de dormir la. Heureusement qu’Eric et Lydie acceptent sans hésiter car dans mon obsession de trouver de l’eau claire, je crois que j’aurai continué…

 


Nous cuisinons sous le regard curieux de nos hôtes, puis nous lavons et nous couchons. Buvant de l’eau du lac bouillie (plus pastilles de chlore en ce qui me concerne). Plus riche en oligo-éléments, ya pas !

 

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Le petit dej.


Le lendemain, nous sommes levés avec le soleil, pour découvrir que nos nouveaux amis sont en fait des démineurs. Apres nous avoir invité à partager leur petit-déjeuner, ils partiront au boulot sans trainer. Pour moi, c’est atelier mécanique, le vélo ayant un peu souffert avec tous ces cahots. On repart finalement mais après 2km, on se retrouve dans du sable, sans beaucoup d’eau (on a déjà vidé leur bidon d’eau bouillie). De plus, les cartes indique 30km jusqu'à la civilisation (un village et une route bitumée), alors que ce matin, on nous a indiqué 60km… Le bon sens de Lydie nous arrête, Eric et moi, alors que nous nous apprêtions à nous (re)lancer dans l’aventure. Même si ca veut dire faire un détour, il faut aller au village faire des provisions d’eau. Heureusement, car au village, en plus de trouver de l’eau claire, des bouteilles, et a manger, on peut recouper les informations contradictoires de 3 ou 4 quidams pour se lancer sur une piste différente, moins longue et probablement meilleure. Je réussis quand même à perdre mes deux compères en prenant une bifurcation. Je finis par les rattraper, alors que, comprenant que je n’étais plus devant, ils avaient rebroussé chemin. Jouant la sécurité cette fois, on se pose avant la nuit, après 25km de piste, près d’un village, a l’emplacement de deux petites cabanes abandonnées.

 

Le lendemain, il nous reste 10km à faire et nous arrivons au bout de cette route 66, qui ne mérite décidément ni le nom de route, ni même un numéro !

 

RIMG6267aL’équipe de vainqueurs


Cette route 66 restera un grand moment. Je vous invite à lire la version écrite par Lydie, sur leur BLOG. Cette dernière a la gentillesse d’écrire : “comme le disait Rémy, on est tous restés très calmes même dans les pires moments”. La vérité, c’est qu’elle et surtout Eric, qui est pourtant un animal a sang chaud, m’ont épaté par leur calme alors que je bouillais intérieurement, mon cerveau tournant a plein régime pour dresser la liste de toutes les personnes sur qui je pouvais rejeter la faute (ou au moins, avec qui je pouvais la partager). J’ai maudit pendant les derniers kilomètres les concepteurs de mes deux cartes, le LP qui conseille cette route aux motards comme étant « rought and romantic » (sic !) et surtout tous les gens a qui nous avons demandé notre route et qui auraient simplement pu nous faire le signe de boire, ou prendre une poignée de sable, ce qui aurait suffit a nous faire comprendre dans quoi on s’engageait. Enfin. Au bout du compte, on ne peut que s’en vouloir à soi-même et c’est bien mieux comme ca. Mais sur le moment ca aide de chercher des coupables.  :-)

 

Nous retrouvons donc a partir de la une route, même si je ne rajouterai pas « avec plaisir » car cette dernière est en travaux donc dangereuse, peu roulante et poussiéreuse. Ce soir-la, il y des crêpes en dessert. Bon, la farine, c’est de la farine de riz, et le lait, du lait concentré. Et bien détrompez-vous, c’est délicieux !

 

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Deux jours de routes et un dernier petit ensemble de temple après, nous arrivons a Kompong Cham, sur les bords du Mékong. On traine une journée (un vrai dimanche), le temps de profiter de l’accueil sympa d’un jeune couple de français ayant ouvert leur guest house il y a peu et de l’ambiance ensommeillée de cette ville de province. Puis il est temps de repartir. Enfin, pour moi, car Eric et Lydie ont encore le temps de buller tandis qu’il me reste 4 jours de visa pour remonter le fleuve jusqu'à la frontière lao, a 320km de la.


Le premier jour, je change d’itinéraire et atteints mon nouveau record : 143 km, pour rallier Kratie. Le lendemain, les jambes sont un peu faibles, forcement. 87km seulement. Puis 60 la matinée suivante, jusqu'à Stung Trung et enfin 62 pour atteindre tranquillement la frontière a midi. Le visa lao se fait sur place pour 30 dollars dans une bicoque en bois, en attendant que les beaux bâtiments qui sortent de terre soient opérationnels.


Je suis au Laos !

 

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Voila pour cette fois.


Comme d’habitude, merci pour tous vos mails et commentaires. Ils me font du bien.

Vous pouvez aller voir la galerie de photo du Cambodge, que j’ai essayé d’approvisionner plus que d’habitude. Et si vous en voulez encore (et de meilleure qualité) allez voir celles d’Eric sur www.untourenvelo.ch


La motivation des premiers mois ayant du mal à revenir, la suite du voyage va sans doute changer, mais je ne sais pas encore en quoi ou dans quelles proportions. A voir selon l'evolution dans les jours à venir.


A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par remytdm - Publié dans : Cambodge
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 11:05

 

 

Reparti samedi 5 mars de la capitale, j'ai roulé sans perdre de temps pendant 2 jours et demi pour attendre Battambang. 116, 122 et finalement 67 km, sous un soleil de plomb. La route n'a pas grand chose a offrir mais les cambodgiens sont d'un contact très agréable. Je ne peux pas en dire autant des fourmis rouges, qui se jète sur mon tee-short, pendu a une branche.

 

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Le second soir, je demande si je peux camper a l'arrière d'un petit monastère bouddhiste. Selon eux, si je n'ai pas peur des fantômes, je peux me poser la. Les moines sont intrigués par le vélo et la tente, et un peu déçus quand je me retire sous celle-ci pour dormir (officiellement), en réalité pour me laver, manger, puis enfin, me coucher. Au matin, un de des arceaux de ma tente qui coudait dangereusement suite a une réparation avec un tube, est brisé. Un mauvais esprit sans doute...

 

Un des moines vient me demander une offrande. Il refuse mon demi-régime de banane, me faisant comprendre qu'il préfère l'argent. Mon demi-dollar ne paraît pas le satisfaire d'avantage, mais il n'obtiendra rien de plus. En voyant ces cohortes de moines drapés en oranges et allant de maisons en maisons pour demander du riz ou de l'argent contre quelques prières, je ne peux m'empêcher d'y voir un comportement un peu mafieux. Il y a bien achat d'un service, mais que se passe-t-il pour celui qui n'achète pas ?

 

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A Battambang, je rencontre Simon, de Liverpool, qui fait l'Asie du Sud-Est a vélo. J'en repars le lendemain en bateau pour une croisière de 7h sur une rivière puis sur le Tonle Sap, un large lac peu profond qui irrigue le centre du pays et nourrit une bonne partie de la population, et pour cause, c'est la plus grande réserve de poisson d'eau douce au monde !

 

La traversée est intéressante. L'étroite rivière circule entre les villages sur pilotis puis les villages flottants. Toute la vie semble tournée autour de l'eau. Le cours d'eau sert a pécher, jouer, se laver, et bien entendu également a vider les ordures. Nous croisons des bateaux en bois, couverts ou non. Des barges supportant un balanciers géant qui permet de plonger un carrelet dans l'eau.

 

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Au bout de quelques heures, les passagers occidentaux discutent entre eux. Ça finit en « petit bac » (dans la langue de Shakespeare évidement, car les 3 anglais sont majoritaires contre moi et une suisse). Une petite heure de vélo après avoir débarqué, je rejoints Éric et Lydie a l'hôtel. Les retrouvailles sont enthousiastes. On a beau se suivre par blogs interposés, il reste plein de choses a se dire. Le lendemain, on rencontre d'ailleurs Julien et Julie (dits « les Jujus ») que j'avais vu repartir de Kunming a vélo 2 mois et demi de ca. On passe le reste de la journée et la soirée ensemble, faisant même une petite excursion a vélo pour voir le temple d'Angkor Vat dans la lumière du couchant.

 

Nous partons le lendemain pour 3 jours et 3 nuits (de camping) explorer cette région d'Angkor dont la réputation n'est plus a faire. Je vous en ferai le récit la prochaine fois mais pour les impatients, les photos sont déjà en ligne.

 

Je repars demain, toujours avec les 2 loustics, vers le Mekong.

 

A bientôt !

Par remytdm - Publié dans : Cambodge
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