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Ce blog présente mon voyage à vélo d'avril 2010 à avril 2011. Au départ projet de tour du monde sur 2 ans, par l'Asie et les 2 Amériques, il s'est finalement arrêté en Asie. C'est un voyage en solitaire, sur un vélo couché (Pioneer), que j'ai tenté de faire vivre a travers ce blog.
Bonne lecture.

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Asie

 

 

26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 11:48

 

Salut a tous.

 

Je suis arrivé hier a Phnon Penh, capitale du Cambodge. Je reprends donc le récit ou je l'avais laissé, c'est a dire a Hué, au milieu du Vietnam.

 

Je garde un excellent souvenir du séjour dans cette ville. L'auberge était presque plus un bar avec des lit qu'un hôtel donc, malgré la musique assourdissante, l'endroit restait propice aux rencontres. Après la citadelle, dont je vous avais parlée, j'ai visité une pagode et une des nombreuses tombes impériales de la région. Le tout accompagné par Mathias, un suisse voyageant également a vélo.

 

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Moment paisible a prendre le thé avec des moines et nonnes « zen »

 

 

Bien que l'endroit soit très touristique, le mausolée impérial est également un lieu qui respire la paix. On déambule parmi les vestiges, allant des bâtiments intactes aux ruines mangées par la verdure (par manque d'entretien, car les bâtiments ne datent « que » du XIXe). L'atmosphère est propice au recueillement. Points de vue, tombes, lac et son ile, pagodes fraiches et arbres ombrageux. La qualité du repos est a la hauteur des responsabilités qui ont tourmenté l'empereur de son vivant.

 

 

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La porte au fond du jardien (c'est pas une blague).

 

 

Le raffinement des temples vietnamiens n'a rien a envier a ses homologues chinois, avec même un certain laisser-aller de la nature qui rajoute la touche authentique qui manque souvent a certains hauts-points touristiques d'Asie.

 

 

En repartant finalement d'Hué, j'ai 145 km pour arriver a Hoi Han, qui semble être un des autres « incontournable » du Vietnam. Entre les deux, une route qui longe la cote a une certaine distance et un petit col qui sépare physiquement le Nord et le Sud du pays. L'ascension est belle et calme, car voitures et camions traversent la montagne par un tunnel. Je cherche une petite plage tranquille pour mon étape du soir mais pas un chemin ne s'écarte de la route. Il faudrait crapahuter un moment pour attendre l'eau, alors avec tout mon chargement, je suis condamné a continuer jusqu'à une zone industrielle, puis finalement a la ville de Danang. Ne voulant plus m'arrêter sur une si bonne lancée, je continue a pédaler frénétiquement avec l'idée d'arriver a Hoi Han des ce soir, mais une erreur d'aiguillage a la sortie de la ville me fait perdre cet espoir et j'ai finalement juste le temps de me trouver un coin dans les dunes quand la nuit tombe. Il me restait 20 km, ce sera pour le lendemain, ce qui me permettra du coup un petit détour par la plage. En trouvant un endroit a l'écart des resorts, au bord de l'eau, je tombe sur un couple de cyclistes russes, qui ont passé la nuit la. On discute un peu, mais il partent pour Ho Chi Minh ville le jour même, en bus. Le bain est savouré comme il se doit, malgré les rouleaux et le ciel nuageux.

 

RIMG5596Vue pendant l'ascension. La voie ferree passe en contre-bas.


La « vieille » ville de Hoi Han, inscrite au patrimoine mondiale de l'humanité tout de même, se révèle être pour moi un attrape touristes dont je me serai bien passé. Certes, les bâtiments sont anciens, il y a un joli pont couvert construit par les marchands japonais, le port a un longue histoire de commerce cosmopolite... mais tout ce que je vois se sont les mêmes magasins flashy qui vendent a l'infini les mêmes chaussures, tee-shorts, livres, souvenirs etc... J'ai l'impression d'être a disneyland. Bref aucun caractère, aucun charme et pour être honnête aucun intérêt.

 

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Mais si, le pont japonais est au fond !

 

 

Je repars donc un peu déçu, le lendemain matin. J'avais pour projet de profiter de la cote, mais la route passe assez loin de la mer, et de toute façon le temps est a la bruine et surtout au vent. Le jour suivant, je bifurque donc pleine ouest pour m'enfoncer dans l'intérieur du pays. Les paysages changent mais c'est surtout quitter la route numéro 1 et ses klaxons infernaux qui me fait du bien.

 

Les vietnamiens ne sont en effet pas près de s'ouvrir au concept de nuisance sonore. Ceci ayant également pour effet de les pousser a s'installer inlassablement le long des routes. Difficile donc de trouver un endroit sans maison pour planter la tente. Je me retrouve donc a débuter l'ascension d'un col a la nuit tombante, pour finalement planter la tente a proximité de la route. Enfin, comme l'expérience me l'a appris, s'il est toujours mieux d'être planqué, a choisir, il vaut mieux être visible de la route que des habitations car il n'y a pas gêneur plus assidu que le voisin. La preuve, cette fois-ci encore, car les rares véhicules a passer par la le soir et le matin ne prendront pas la peine de s'arrêter pour venir satisfaire leur curiosité.

 

RIMG5617Le bord de la route, c'est parfois joli aussi.

 

Ce jour la et le suivant, j'ai également eu le plaisir de faire la connaissance de ce que je considère a l'heure actuelle comme la pire espèce de la Création, la seule a avoir détrôné l'infâme moustique de ce piédestal. Une seule chose devrait suffire a vous rallier a mon jugement : sa bouche est est la partie la plus large de son corps... Ça ne vous suffit pas ? Elle est vive, se déplace a une vitesse ahurissante pour un être qui n'a ni aile, ni pattes, ni nageoire d'aucune sorte et sait se hisser sur les plus hautes herbes pour attraper le malheureux qui passe a sa portée. Vous en voulez encore ? C'est marron, visqueux et si caoutchouteux que ca résiste a toute les formes d'écrasement que j'ai pu expérimenter. Pour une longueur de 4 a 6cm et un diamètre d'1 a 2 mm, possédant 2 cœurs et une ventouse a chaque extrémité, mesdames, messieurs : la sangsue terrestre !

 

Bon, vous m'excuserez de ne pas avoir pris de photos des spécimens que j'ai pu retirer de mes chaussure et DU spécimen que j'ai retiré de ma cheville... mais j'étais occupé a découper ces individus en petits morceaux.

 

Pour continuer la parenthèse animalière, sachez qu'après plus de 9 mois de voyage, j'ai « enfin » vu mes premiers serpents vivants en liberté. Il y a quelques jours, j'en ai même vu un fuir sous mes roues, ce qui est plutôt rassurant : il fait comme les autres, il fuit l'homme ! Espérons que les crocodiles suivrons sont exemple. Hein ? Qui a parlé de crocodile ? Mais non, il n'y a pas de crocodiles au Cambodge...

 

La traversée du Vietnam a été l'occasion de croiser un paquet d'insectes bizarres. Certains inoffensifs, comme la mini-araignee de mer produisant un suc qui fait se coller sur tout son corps la terre rouge des environ, et d'autres moins, comme le petit scorpion que j'ai écrasé un soir sous ma tente, ou encore les fourmis rouges. Croyez moi, ca fait mal et quand vous croyez qu'il n'y en a plus sur vous c'est que vous êtes a la moitié ! Mais tout cela est largement compensé par les centaines de merveilleux papillons que j'ai pu observé. Toutes ces couleurs et ces formes ! Certains si grands que leur voilure égale celle des petits oiseaux. Un régale. Mais la encore, dur de les prendre en photo, donc ce n'est que pour mes yeux.

 

Mais revenons a nos moutons (de gentils bêtes que celles-la !). Après une journée sur la tranquille route 24, et une belle nuit dans une foret de pins (mes préférées, pour l'odeur de vacances), j'atteins Ko Tum, sur la route 14. C'est le prolongement de la route Ho Chi Minh, qui traverse les hauts plateaux du centre du pays. La circulation se refait un peu plus dense, mais pas méchante non plus. L'habitat de bord de route se densifie a nouveau, ce qui me pousse a me réfugier la ou je peux. Je camperai une nuit au milieu d'un cimetière.

 

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Typique !

 

Le sol de terre rouge, la chaleur et le dénuement me font penser a l'Afrique, mais la région n'est pas si sèche et on retombe rapidement sur des rizières dont le vert éclatant n'a pas d'égale. Je croise aussi pas mal de plantations d'hévéas, l'arbre a caoutchouc , grand et dépourvu de branches basses, qui fournit de tranquilles oasis de fraicheur. J'avais prévu de prendre un hôtel sur la route, mais, soit que j'ai atteint la ville trop tôt, soit qu'ils aient été trop cher, j'ai toujours finis par camper.

 

Ayant envie de changer un peu mon quotidien sur cette longue route 14, je prends une bifurcation qui m'entraine vers des contrées plus reculées encore. C'est joli, plus sauvage et plus tranquille, mais je le paie en effort par 50 km d'absence de goudron : cailloux, graviers, terre battue, ou non, sable et même 20 cm d'épaisseur de poussière rouge microscopique. J'aurai eu un florilège de se qui se fait d'inconfortable et de salissant en la matière.

 

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Après avoir retrouvé puis quitté a nouveau la route 14, je profite de la tranquillité relative de petites routes de campagne. Et quand je dis « campagne », la seule chose qu'il faut entendre c'est avec plus de 100m entre chaque habitation.

 

Je dois bien le confesser, je suis un peu en mode « routier ». Pas beaucoup d'endroits ou jouer le touriste sur ces routes. Et je vois se rapprocher la frontière cambodgienne avec un certain plaisir. J'y arrive le mercredi 23 février, au soir. L'heure est venue de faire le bilan de cette aventure vietnamienne.

 

39 jours, dont 27 sur la route. 2474 km, soit une moyenne de 93.63 km et environ 6 heures de vélo par jour. Première constatation : le Vietnam d'un bout a l'autre, c'est long !

 

Une seule crevaison, mais spectaculaire. Un gros clou qui aurait probablement eu raison d'un pneu de voiture et qui s'est enfoncé jusqu'à aller taper sur la jante pour les 4 tours de roues suivants. Enfin, après les 12 crevaison chinoise, une seule pour le Vietnam, c'est beau !

 

Quand aux Vietnamiens eux-mêmes, les précédents messages n'étaient pas vraiment en leur faveur, et même si cela c'est amélioré en descendant vers le Sud, je reste réservé sur l'attitude qu'ont eu certains a mon égard.

 

Évidemment, il y a des gens adorables, honnêtes et même courtois. Mais cette majorité s'efface devant le bruit que font les autres. Deux jours au Cambodge ont su me montrer a quel point les Vietnamiens étaient excités, intrusifs et rudes dans leurs manières. C'est une constatation récurrente (voir le commentaire de Mathieu), donc elle doit avoir un fond de vérité.

 

Faut-il pour autant éviter le Vietnam ? Certainement pas car il y a beaucoup de belles choses a voir. Seulement a le faire entièrement a vélo on risque sans doute l'overdose. Et c'est tellement facile de visiter le pays en backpacker. Quitte a sortir des sentier battus, la moto serait même a mon avis mieux adaptée au pays. En tous cas les locaux font partie de ceux qui donnent au vélo couché un sacré inconvénient : pas moyen de s'arrêter de rouler sans que quelqu'un, piéton ou motard, voire camionneur, stoppe pour inspecter ce véhicule étrange. Et même quand je roule, combien m'ont suivi sur 1 km ou 2, en vélo ou en moto, pour satisfaire leur curiosité ? Trop de cris sur mon passage, trop de « hello » loin dans mon dos.

 

Bref, le Vietnam et ses habitants m'ont usé. Ce n'est pas un hasard si c'est en traversant ce pays que j'ai pour la première fois remis en question la longue durée du projet initial (voir le message précèdent). Enfin, je compte sur les Cambodgien et les Laos pour me faire repartir du bon pied. C'est déjà en cours.

 

Voilà pour le Vietnam.

 

RIMG5682J'ai toujours la sensation d'etre trop chargé...

 

Je vous en dirais plus sur mes débuts au Cambodge dans quelques jours.

 

Merci pour vos messages et commentaires.

 

A très bientôt.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 08:48

Salut a tous.

 

Un petit mot pour vous prévenir d'un petit changement d'itinéraire. Depuis un mois déjà, j'ai décidé de manquer la Thaïlande. La frontière entre le Cambodge et le Laos étant ouverte et le visa chinois pouvant être fait a Vientiane, je n'ai plus vraiment de raison de faire un crochet par Bangkok. D'autant que, mes pauses se faisant de plus en plus longue a chaque fois (!), je continue a prendre du retard sur le planning prévu.

 

Les prochains mois vont donc sans doute ressembler a ca : finir la traversée du Vietnam au mois de février, passer le mois de mars au Cambodge, celui d'avril au Laos et tenter de traverser la Chine en 30 a 50 jours (donc en prenant un bus, en partie) pour pouvoir passer un mois entier au Japon, probablement a cheval entre juin et juillet.

 

Arrivé la, il se posera la question de signer pour la deuxième partie de l'aventure... ou pas. Ça dépendra du moral, des envies, de la santé du vélo et du matériel (et qui sait, peut être aussi de la mienne!). Je suis parti en me disant qu'il valait mieux prévoir trop gros et s'arrêter avant la fin que de prévoir trop petit et vouloir continuer sans avoir fait un boulot de préparation suffisant. Ce n'était peut être pas la meilleure stratégie car si je décide de m'arrêter a mi-parcours, ce ne sera pas sans déception et frustration. Enfin, la question ne se pose pas a l'heure actuelle et j'ai encore quelques milliers de kilomètres a rouler avant que ca ne soit le cas.

 

En ce qui concerne le moment présent, je repars demain d'Hue pour atteindre Hoi An en 2 jours, et je vais tout faire pour me trouver un coin pour camper a proximité d'une jolie plage entre les deux ! Parce que, bon, le voyage a été sympa jusque la mais, faut être honnête, il a un peu manqué de plages paradisiaques et de baignades en eau turquoise... Il faut savoir être exigeant dans la vie !

 

A bientôt !

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:31

 

Je suis reparti d'Hanoï le mercredi 26 janvier. J'ai a peine roulé 10 minutes que je m'aperçois que mon compteur a disparu. Il a du tombé au départ. Je refais le chemin en sens inverse mais rien, et pas plus devant l'hôtel. J'hésite a repartir sans mais, outre la satisfaction de connaître les kilomètres parcourus chaque jour, ce petit objet me sert pas mal pour l'orientation. Si je sais qu'il existe une ville ou je peux manger dans 26 km, je peux savoir après quelques temps si j'en suis encore loin, par exemple. Bref, je décide d'en acheter un nouveau. Une merde chinoise pour dire les choses clairement. Le temps de trouver mon « bonheur », de l'installer et de repartir, je sors de la ville a midi, après avoir déjeune au bord de la route.

 

Des que je franchis le fleuve, je suis a la campagne. Les petites routes, généralement perchées sur une digue, m'amènent tranquillement vers le Sud. Quelques églises plutôt imposantes (et récentes) se distingue ici et la. Je retrouve la joie d'un vrai coin de camping sauvage, au bord d'un champs. Ici l'utilisation de l'espace n'est pas aussi stricte qu'en Chine.

 

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J'ai également vu le soleil pendant 5 minutes ! Ça faisait longtemps... mais ca n'a pas duré.

 

J'atteins facilement Ninh Bin d'où je vais repartir des le lendemain pour visiter le site de Tran An, aussi appelé baie d'Halong terrestre, mais qui mériterait plutôt l'adjectif « lacustre », puisque la visite consiste a circuler en barque pendant 2 heures entre les pitons rocheux couverts d'une végétation luxuriante. Je traverse 9 grottes servant de passages entre les escarpements, visite 2 temples. Ça vaut définitivement le coup d'œil.

 

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J'atteins dans la même journée le parque naturel de Cuc Phong. Après une nuit dans un bungalow, je reprends le vélo pour m'enfoncer de 20 km a l'intérieur du parc et faire un petit treck de 2h. L'endroit est incontestablement charmant : grottes et arbre géants, végétation anarchique et quelques beaux oiseaux et papillons.

 

 

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J'ai la chance de voir un arbre de 1000 ans !

 

Malheureusement, la seule route praticable est celle que j'ai pris en venant, je ne vais donc pas pouvoir traverser le parc de part en part comme j'espérais le faire. Je ressors donc du parc par cette voie et amorce un grand tour pour récupérer la route Ho Chi Minh. J'y arrive le lendemain, après avoir longé un lac bordant les montagnes du parc.

 

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Commence alors la véritable descente vers Hue. La route est impeccable, peu passante et même déserte dans certains coins. Les paysages sont variés : parfois cultivés, parfois sauvages. Mais je vais avoir quelques problème avec les vietnamiens. Après 2 jours plutôt tranquilles ou je passe surtout mon temps a rouler, je vais en effet faire les frais du laché-prise de certains locaux a l'occasion du Tet, le nouvel an.

 

La veille du premier jour de cette célébration, qui s'étale du mardi au dimanche, je me vois contraint de faire une chose pour la première fois du voyage : replier la tente et changer d'endroit une fois la nuit tombée. Après avoir pas mal tourné, je m'étais décidé pour un petit coin en surplomb de la route. J'y reçu la visite des voisins, qui revinrent bientôt avec un cousin parlant anglais et complètement saoul. L'échange est sympathique mais tourne vite en rond. Je refuse leur invitation a dormir dans la maison, car la soirée risque de durer jusqu'au petit matin et c'est l'assurance de peu dormir et de voir mon vélo et mes bagages divertir les convives toute la nuit. L'anglophone pars finalement mais reviens et ne me lâche plus, a coup de « vietnamese people very friendly !! ». Je finis par dire les choses clairement : je suis fatigué, je veux rester seul et aller dormir. Ça le frustre dans son plaisir de parler anglais (malgré son état) donc il finit par me menacer. Si je ne viens pas avec lui et sa famille, ses frères vont venir dans a nuit et … la suite est confuse mais le geste du pouce allant d'une oreille a l'autre en suivant la gorge est plutôt explicite. La menace n'a rien de sérieuse. D'ailleurs, lorsque je m'énerve un peu, il refuse de dire qu'il me menace de quoi que ce soit. Je n'ai pas peur pour ma sécurité mais j'ai par contre de bonnes raisons de penser qu'on ne va pas me laisser dormir toute la nuit tranquillement. Pensant lui faire réaliser son impolitesse et le faire se rétracter, je me braque et commence a ranger mes affaires en disant que je vais aller dormir ailleurs, chez des gens plus accueillants. Il n'a pas le sursaut escompté et continue a tourner en rond avec des « vietnamese people very friendly !! » donc je fini réellement de plier bagages, dans la nuit noir (heureusement que j'ai fait ces gestes des centaines de fois !). Il s'éclipse juste avant que j'aie terminé. Je fais 3 km en arrière et redéplois tout mon bazar, pour la seconde fois de la soirée, me contentant du bas-coté de la route (protégé par une rambarde de sécurité).

 

RIMG5461L'arbre ornementale obligatoire pour le Tet.

(la coiffure catastrophique du jeune homme n'est malheureusement pas une exception)

 

Suivent 5 jours ou mon empathie pour les vietnamien est mise a rude épreuve. Dans le désordre : « Hello » toujours compulsifs, cailloux jetés sur ma tente par des enfants, adolescents excités qui m'aboie dessus en vietnamien, type qui m'arrache presque mon porte-monnaie des mains, par curiosité, hommes qui enfourchent le vélo sans aucune précaution, attentat (sonore) de coup de pétard géant a 2 mètres de mes roues, hordes d'enfants me suivant en vélo sur plusieurs kilomètres, le même manège en scooter pour les plus âgés, certains me demandant de l'argent, marchande qui me demande sans honte le prix d'un repas pour trois petits œufs de ses poules... Mon agacement culmine deux fois avec des provocations qui dépassent les bornes.

La première fois, un adolescent bourré me poursuit en scooter et donne un coup de pied dans mes sacoches parce que je ne m'arrête pas. Du coup, je m'arrête, hors de moi, prêt a corriger l'ivrogne comme il le mérite mais il décampe aussitôt. Le propriétaire du véhicule revient d'ailleurs en courant vers son ami en criant des « Sorry !Sorry ! », récupère le contrôle de l'engin (a défaut de celui de son ami) et poursuit sa route sans trainer.

La seconde fois, un adolescent, sobre semble-t-il, jette sa cigarette allumée sur moi lorsque je passe. Je m'arrête, ramasse son projectile pour aller lui faire avaler devant ses amis mais il s'enfuit en courant aussi loin qu'il peut. L'assistance me regarde sans que je puisse dire s'ils sont gênés, désolé pour moi ou dubitatif devant ma réaction a ce qui n'a peut être rien d'une provocation grave chez eux (sans parler d'un geste dangereux !). Incompréhension totale. J'ai beau leur chercher des excuses (le Tet notamment, et l'alcool en particulier), je peine a avoir encore la moindre sympathie pour ce peuple en général. Jamais de telles choses ne me sont arrivées avant et pourtant j'ai croiser mon quota d'ivrognes en ex-URSS ! Mais, preuve que l'extravagance des uns et des autres peut aussi être amicale, deux jeunes s'arrêtent a mon niveau en scooter, me souhaitent la bonne année en me mettant un petit billet dans la main et en repartant immédiatement. C'est de l'argent porte-bonheur, pratique courante entre les vivants et aussi a l'attention des morts. On voit d'ailleurs de la nourriture, de l'encens et des billets (vrais ou faux, les morts ne s'embarrassent pas de ce genre de détails) partout sur les tombes et les autels.

 

Il y a bien sur quelques rencontres sympas, dans certaines boutiques ou lorsque, chaque soir, je demande de l'eau du puits a une famille. Mais ce n'est certainement pas celles dont je vais me souvenir, car ces rencontres-la, j'en ai quotidiennement ou presque dans chaque pays !

 

RIMG5456

 

J'apprécie quand même certains passages, en pleine foret vierge, et quelques beaux oiseaux et papillons (parfois d'une taille impressionnante). Mais je profite globalement assez peu de ces journées et roule pas mal : 723km en 7 jours, je pense bien que c'est mon record !

 

25/01/2011 J 274 0 km 0 h 0
Hanoï Dortoir
26/01/2011 J 275 83 km 5 h 15 15.81
Camping sauvage
27/01/2011 J 276 70 km 4 h 0 17.5 Ninh Bin Hôtel
28/01/2011 J 277 55 km 3 h 50 14.35
Hôtel
29/01/2011 J 278 54 km 3 h 44 14.46
Camping sauvage
30/01/2011 J 279 107 km 6 h 37 16.17
Camping sauvage
31/01/2011 J 280 100 km 6 h 10 16.22
Camping sauvage
01/02/2011 J 281 101 km 6 h 58 14.5
Camping sauvage
02/02/2011 J 282 97 km 6 h 17 15.44
Camping sauvage
03/02/2011 J 283 94 km 6 h 13 15.12
Camping sauvage
04/02/2011 J 284 118 km 7 h 22 16.02
Camping sauvage
05/02/2011 J 285 106 km 6 h 8 17.28 Hue Dortoir

 

Pour rendre les choses un peu plus funky, j'ai une sale angine qui me troue la gorge et les petits restaurants bordant la route sont tous fermés a cause du Tet, donc je survie toute la journée en grignotant des cochonneries sous plastique et des bananes...

 

Je suis donc content d'arriver a Hué. L'auberge est accueillante et festive. La plupart des gens s'arrêtent ici un jour ou deux pour visiter une pagode et une citadelle célèbres. J'y passe un peu plus longtemps pour attendre le renouvellement de mon visa vietnamien, dont le staff de l'hôtel se charge pour moi. Entre internet, les rencontres, les courses diverses et l'habituel entretien du matériel a chaque pause, je n'ai pas encore eu le temps d'aller passer une journée a la plage, ce qui est bien dommage car j'ai enfin franchi la limite nuage-soleil de l'hiver vietnamien. Le jour même de mon arrivée a Hué, j'ai laissé les nuages gris derrière moi et vu un vrai soleil d'été s'installer durablement. Donc ca y est, pour la première fois de ma vie, j'expérimente l'hiver en tee-short ! C'est pas mal ! Bon il faut dire que j'ai trainer un faux automne depuis le Kazakhstan, avec de vrai passage d'hiver selon les altitudes, donc l'un dans l'autre, mes saisons sont déréglées depuis longtemps déjà...

 

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Dans la citadelle de Hué, charmant mélange de ruines et de raffinement.

 

voilà pour les nouvelles fraiches. J'espère que vous les avez savourées car je viens d'écrire pendant 2h en cherchant mes mots car le cyber (et mon cerveau avec) est empli d'une mauvaise dance-musique vietnamienne a plein volume ! Mais ils sont sympas, toutes les demie-heures environ, ils changent le morceau qui tourne en boucle...

 

Je posterai probablement a nouveau de Hoi Han, avant que je reprenne la piste Ho Chi Minh vers le Cambodge.

 

Merci pour vos messages et commentaires. Profitez des autres photos dans l'album "Vietnam", sur votre gauche.

 

A bientôt.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:31

La traversée de la frontière s'est faite sans problème, Il paraît que dans l'autre sens, les autorités chinoises jettent a la poubelle tous les livres. Espérons que ce n'est pas le cas au poste frontière de Mengla (Laos) car sinon ils vont devoir mobiliser les tanks avant de réussir a me séparer de mes précieux livres !

 

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Mais ce coup-la, tout se passe bien. Une militaire vietnamienne garde même mon vélo pendant que je fait tamponner mon passeport. Une fois de l'autre coté, je retire quelques millions de dongs vietnamiens, trouve une petite guest house sympathique et me jette a corps perdu dans les rayons d'un supermarché en pensant retrouver des produits connus. La pèche est bonne : thon (abordable), chocolat, confiture, petits beurres et même galettes bretonnes (les biscuits, pas les galette de sarrasin, faut pas rêver quand même !). Par contre, pas de bananes, après les milliers de bananiers croises sur ma route. Il est d'ailleurs rare de voir les locaux manger des bananes, ce qui me fait penser que la production est essentiellement destinée a l'exportation. Quand une marchande voit passer un étranger devant son stand, elle lui montre d'ailleurs invariablement ses bananes.

 

Après un peu de couture et de lessive, je reprends la route... humide d'une pluie matinale. Mon linge est trempé et il va falloir rivaliser d'ingéniosité pour le faire sécher dans les jours a venir. La meilleure technique sera de le porter sur moi en roulant, voire de le mettre dans le duvet la nuit. Enfin, j'arriverai quand même avec du linge mouillé a Hanoï... Le temps est en effet toujours couvert et humide. La route est heureusement bitumée mais a la fin du premier jour, je veux bifurquer vers les montagnes, comme je vous l'avais annoncé, mais l'asphalte laisse immédiatement la place a une couche de boue rouge plus ou moins épaisse selon les endroits. Je fais 5 km et renonce, le vélo accumulant de gros blocs de boue au niveau des freins.

 

Je découvre durant les deux premiers jours des vietnamiens qui me font amèrement regretter les chinois et leurs célèbre « retenue ». Je reçois 100 ou 200 « hello » par jour. Des salutations qui ont plus a voir avec la démarche rituelle qu'avec la tentative de communication, puisque je suis en train de rouler, en pleine circulation, et que j'ai parfois dépassé celui qui me « salue » depuis 30m ou plus quand j'entends que l'on s'adresse a moi. Certains n'hésitent pas a me crier leur « hello » alors qu'un car ou un camion roule entre nous... Les enfants, s'ils sont les plus excusables, sont aussi les plus acharnés a ce petit jeu et ne s'arrêtent que lorsque vous leur avez fait un signe. 3 fois dans la même journée, des garnements ont poussé ou même tiré le vélo pendant que je montais une pente. Les adultes ne sont pas en reste avec au moins 4 ou 5 hommes qui essayent d'enfourcher le vélo sans même me demander la permission ou en ne faisant aucun cas de mon refus (désormais systématique, et pour cause !). J'en suis venu a coucher le vélo part terre lorsque je m'arrête dans un restau, car sinon le village entier essaiera de passer dessus, avec casse de la béquille a la clef... Enfin tout ca pour dire que si les vietnamiens m'apparaissent souriants, accueillants, serviables et sympathiques, certains sont aussi sans gêne et intrusifs que des azéris (et si vous avez suivi ce blog depuis le début, vous savez le peu de cas que je fais de ces derniers...). Ajoutez a cela la pire configuration spatiale pour un voyageur a vélo : une longue route traversant villes et villages sur des centaines de km avec des bâtiments de chaque coté tous les 100m maximum (baptisé « syndrome roumain » selon ma propre terminologie). Difficile de s'arrêter au bord de la route sans voir quelqu'un débarquer... Bref, le Vietnam, ca démarre mal ! Après 2 jours comme ca, je me mets en mode routier, avec musique dans les oreilles et en ne répondant plus aux « hello » compulsifs que lorsque je peux voir les gens dans les yeux.

 

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J'avale donc 366 km en 4 jours pour arriver a Hanoï. Je campe les 3 nuits, chaque fois dans une ambiance différente. La première, je reçois la visite sympathique mais envahissante de tout le voisinage et, a la nuit tombée, je finis par fermer la porte au nez des gens qui resteraient bien a regarder ce que je fais jusqu'au petit matin ! La seconde, je trouve par miracle un coin tranquille, dans une rizière a sec en contre bas de la route et ne suis dérangé que par une paire de buffles passant par la. La troisième, je sors in extremis d'une ville de 20 km de long et finis sous le stand d'un vendeur de thé absent, entre le fleuve et un échangeur routier, sans oublier la voie ferrée. Comme vous vous en doutez, la nuit sera plutôt bruyante... Je me lève tôt, juste a temps pour céder sa place au propriétaire des lieux qui s'installe rapidement avant l'arrivée du premier car de la journée.

 

En démarrant avant même 8h du matin, je finis la route qu'il me reste sans trop de problème et trouve l'auberge assez tôt. Non sans avoir tourné un peu car je n'ai qu'une carte de l'extrême centre... La circulation chaotique est plus dangereuse qu'en Chine mais on s'habitue vite et une fois qu'on s'est jeté dans le flot, le plus dur est surtout de se retenir d'incendier le type qui grille la priorité et les feux rouges devant vous (et une cinquantaine d'autres cyclos). Ici, c'est normal.

 

J'ai le temps d'aller a la poste, voir si mon « colis de Noël » est arrivé. A la place on me donne une lettre en vietnamien avec ce que je devine être la liste de ce que contient le paquet et un joli total de 80 euros de frais de douane a payer. Ce montant excédant largement la valeur du colis, je refuse l'arnaque et laisse livres, journaux, chocolat et tabac repartir vers l'expéditeur... Un grand merci a la poste vietnamienne pour cette tentative de racket. Je me venge dans un supermarché et d'ailleurs des le lendemain, je trouve des journaux, des livres et même du tabac et des feuilles. Donc tout n'est pas perdu mais c'est quand même dommage.

 

Le vieux quartier d'Hanoï est une véritable usine a touriste et moi qui ai l'habitude d'être le seul occidental des environs, je suis ici noyé dans la masse. De cette masse émergent comme par miracle Erwan et Caroline, deux français avec qui j'avais rapidement mais sincèrement sympathisé a Kunming. Ne voyageant pas a vélo, ils ont eu le temps de visiter le Laos entre temps et, désormais accompagnés de leur amie Julie, s'apprêtent a embarquer pour la baie d'Halong le lendemain. Après une après-midi a l'excellent musée ethnographique de la ville, je les rejoins donc pour 2 jours qui vont être tout simplement parfaits.

 

Arrivés après 4 ou 5 heures de voyage et presque autant de bus, car et bateaux, nous arrivons sur l'ile de Cat Ba ou le hasard nous fait écouter plus qu'un autre un patron d'hôtel qui nous propose exactement la formule que nous cherchions : départ immédiat sur un bateau traditionnel en bois (juste pour nous 4 !), nuit a bord, visites de grottes et kayac le lendemain, puis retour a terre et départ le matin suivant. Le temps de faire quelques courses, nous voilà donc en mer. Nous sommes a peine sortis du port de Cat Ba que nous en prenons déjà plein la vue. Les formations rocheuses caractéristiques de la baie d'Halong défilent devant nous.

 

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Hormis le détroit du Bosphore et la Caspienne, je n'ai pas vu la mer depuis le premier jour du voyage. Nous sommes aujourd'hui le jour 269 ! C'est vous dire si je suis aux anges de me retrouver ainsi en mer. Et qui plus est sur un beau bateau en bois, en excellente compagnie et avec un cuistot qui nous sers trois repas délicieux. La température est un peu fraiche et le ciel évidemment toujours couvert mais il ne pleut pas. La soirée se prolonge jusqu'à tard sur le bateau, apponté pour la nuit a une des fermes piscicoles qui sont nombreuses dans les parages. Assemblages plus ou moins étendus de planches et de polystyrène, avec une cabane abritant une famille en son centre.

 

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Le lendemain, comme prévus nous visitons 2 grottes aux formations calcaires impressionnantes, partons explorer des passages souterrains et des lagons cachés en kayak et nous faisons attaquer par des singes farceurs sur une plage. Plage de laquelle je me permets un petit bain pour rentrer au bateau. Sensation étrange que d'enlever 3 couches de vêtement, dont une polaire, pour se jeter a l'eau. Bref, nous aurions pu passer une semaine a explorer les environs mais il est ensuite temps de renter.

 

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Un petit coin de paradis 

 

 

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Un petit coin de paradis  et 4 petits malins bien contents d'y etre ! 

 

Le lendemain, les 3 amis partent pour la suite de leur périple vers le sud Vietnam tandis que je remonte a Hanoï (ou, oui, mon vélo m'a sagement attendu, pour la premiere fois que je le laisse ainsi !).

 

Je ne retrouve pas dans cette auberge la même ambiance que j'ai pu apprécier en Chine. Ici, comme dans toute l'Asie du Sud-Est d'ailleurs, l'essentiel de la population des auberges de jeunesse pour backpackers semble être constituée de jeunes australiens voyageant un mois ou deux, plus ou moins constamment en état d'ébriété. N'ayant toujours pas fait de rencontre, je saute le pas et me joins a une troupe qui part pour un restaurant ou l'on mange du serpent. La soirée est organisée par l'auberge, avec aller et retour en taxi. Je me retrouve donc en plein « tour » conçu et organisé pour des touristes-picoleurs. Nous commençons donc par manipuler une paire de serpents (sans dent), La sensation est vraiment très agréable et ne ressemble a rien d'autre : un peu glissant, froid et pourtant vivant. Nous entrons ensuite dans le restaurant et l'accompagnateur de l'hôtel (un touriste anglais de 24 ans embauché depuis 2 mois pour guider les autres touristes dans les tours organisés par l'auberge...) nous explique comment ca va se passer. Mais bon, comprendre un anglais qui a déjà dépasser sa première bière depuis un moment lorsqu'il s'adresse a 8 australiens du même age (ou plus jeunes) et dans le même état que lui, ce n'est pas toujours simple. Je comprends donc qu'il demande 3 « tueurs » et 3 « mangeurs » pour les 3 serpents qu'on va nous présenter. Je ne suis pas un sanguinaire, par contre je suis venu pour manger du serpent, donc me voilà désigner « mangeur ». La subtilités qui m'avait échappée, c'est que le « mangeur » mange le cœur du serpent encore vivant que le « tueur » s'est contenté d'ouvrir... Une fois arrivé a ce point la, il faut bien assumer. J'ai donc arraché a pleines dents le cœur d'un animal et, contrairement aux conseils de notre superviseur, bien mâché avant d'avaler. Et bien, comme sa viande, le cœur du serpent a un arrière goût de poisson pas désagréable... mais je préfère définitivement la viande cuite... Ont suivi un shooter d'alcool de riz au sang de l'animal, un autre a sa bile (étrangement le meilleur des deux !) et 6 plats différents de viande de serpent ainsi qu'un nombre indéfinissable de shooter « normaux ».

 

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Deux serpent et une australienne en short.

 

Immortalisé par le film « La plage », boire du sang de serpent est devenu un des passages incontournables du jeune backpacker-teufeur en Asie du Sud-Est. J'ai donc sans trop m'y attendre sacrifié a la tradition. Après un tel départ, le reste de la nuit a été tout aussi agitée bien que plus classique.

 

Je me repose donc depuis en préparant mon départ : nettoyage, courses diverses. Il me reste bien des merveilles a découvrir au Vietnam et l'ambiance d'Hanoï n'étant pas inoubliable, je ne serai pas fâche de repartir... Demain... ou après demain... ;)

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 10:28

Salut a tous !

 

Je viens d'arriver au Vietnam. Ca faisait longtemps que je n'avais pas franchi une frontiere, ca commencai a me manquer ! D'un autre coté je commencais a me debrouiller en chinois (disons que je pouvais entrer dans un restaurant et commander des nouilles sautees ou du riz saute !) et la il va falloir tout reapprendre dans une langue qui n'a pas l'air evidente...

 

Enfin, je ne vais pas tout vous raconter ici. Ca attendra Ha Hoi, dans une semaine a peu pres. Sachez seulement que je me suis tapé de la pluie (beaucoup), que mon matelas a rendu l'ame et que j'ai eu mon lot de crevaisons... Mais maintenant que la pluie est partie, que mes affaires sont (presque) seches, que je suis douché, que mon velo a une nouvelle gaine de derailleur arriere "qui fait toute la difference" et qu'un nouveau pays m'accueille a bras ouverts, ca va mieux !

 

Je repars demain a l'assaut des montagnes situees au Nord d'Ha Noi, histoire de visiter quelques coins sympas sur la route.

 

Merci pour vos commentaires.

 

A plus !

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