Demi-tour du monde d'an en vélo couché.
Un petit mot, depuis... ... Bishkek !
Et oui, la frontière « peut-être fermée mais sans doute perméable » s'est révélée être infranchissable. Un mur de barbelés de 2m de haut a été dressé tout le long de la frontière, y compris sur la route séparant les postes de chaque pays. Pas de porte, pas de passage aménagée « au cas ou ». Juste des spirales de metal tranchant et uniforme...
Je n'y ai pourtant pas été avec le dos de la cuillère ! Arrivé a 11h30, je suis resté devant les barbelés pendant 6H, argumentant, suppliant, insistant, tentant même de soudoyer... Rien n'y a fait. J'étais prêt a camper la pour leur prouver a qui ils avaient a faire mais j'ai fait le calcul... Mon visa kirghize se terminait dans 3 jours, dont un samedi et un dimanche, ce qui m'empêchait de le faire renouveler. Donc 3 jours pour faire les 4 ou 500 km me séparant de la prochaine frontière, c'était déjà un peu juste... Mon extrême détermination allait sans doute se transformer en stupide entêtement, donc j'ai dis aux gentils militaires que j'avouais ma défaite, et je suis aller dormir plus loin.
Le lendemain, départ de bonne heure pour avaler les 70 km qui me sépare de la route principale. Coup du sort, mon câble de dérailleur trouve que c'est le bon moment pour lâcher. La bonne nouvelle, c'est que depuis que je l'ai changé, les vitesses sont réglées parfaitement. Le problème venait donc de la...
Chose merveilleuse au Kirghizistan, les camion s'arrêtent sur un signe de la main. Le premier ne va pas loin, donc je le laisse partir, mais le second va presque a Bishkek, donc j'embarque vélo et bagage au sommet d'une montagne de patates, et roulez jeunesse ! A 22h30, je suis a Tokmok, 70km de Bishkek. Je donne a mon chauffeur les 20 dollars convenus, ce qui est bien généreux, mais je suis un très mauvais négociateur, et il faut avouer qu'il m'a retiré une belle épine du pied. Je comptais en plus m'incruster chez lui pour la nuit, mais il reste dormir dans la cabine de son camion et il me propose une place a cote de lui. Comme c'est ça ou camper dans une sorte de parc dans les faubourgs de cette ville inconnue, j'accepte mais cette fois-ci, je négocie bien : 0 dollar la nuit.
Au levée du soleil, je prends congé de mon chauffeur et roule a fond vers la capitale, pour retrouver ce qui est devenu mon second foyer : Sakura Guesthouse.
Je rencontre sur la route un américain qui voyage (accrochez-vous) en triathlon ! Partie de Londres a la nage pour gagner la Manche puis Calais, il pédale depuis et projette de se mettre a la course pour le final, rien de moins que l'Hymalaya ! Maintenant, quand les gens me disent que je suis courageux, ou fou, j'ai un plus brave, ou cinglé, que moi a leur fournir.
Voilà. C'était rapide et sans photo mais je voudrais profiter d'un diner avec un groupe de japonais et un anglais rencontrés a l'auberge, donc je ne traine pas...
Merci pour les mails et les commentaires.
A bientôt, peut-être de la Chine, cette fois !